TY - JOUR TI - Akt prota Teofana za manastir Veriota (april 1312, ind. 10) u starosrpskom prevodu XV veka AU - Živojinović Mirjana B. AU - Bubalo Đorđe P. JN - Zbornik radova Vizantoloskog instituta PY - 2003 IS - 40 SP - 245 EP - 262 PT- Article AB- (francuski) Alors que l'acte grec du prôtos Théophane, daté d'avril 1321 (n° 100; sign topographique A 7/4), dont des copies sont conservées dans les archives de Saint-Pantéléè-môn et de Vatopédi, a déjà été publié à trois reprises avec les actes de ces monastères, sa traduction en ancien serbe est quasiment restée inconnue jusqu'à présent. En son temps, Ljubomir Kovacevic l'avait incluse dans un recueil des actes de Chilandar, déjà apprêté pour l'édition mais dont la parution a été empêchée par la Première Guerre mondiale. Par un jeu de hasard, trois feuillets d'imprimerie, contenant entre autres l'édition de Kovacevic de notre document, nous sont parvenues. Ceci nous a permis, compte tenu de la forte mutilation de cet acte, écrit sur papier causée par l'humidité depuis sa transcription par Lj. Kovacevic d'utiliser pour la présente édition sa lecture, en tout point correcte, tant pour certains passages du texte, aujourd'hui totalement perdus, que pour des lettres et mots, entre temps devenus illisibles. Nous considérons que l'acte grec du prôtos Théophane a été traduit en ancien serbe, vraisemblablement à Chilandar, à l'occasion d'un litige opposant les moines serbes à ceux de Vatopédi au sujet d'un rucher (v. notice au verso, n° 3). Le traducteur, qui était un bon connaisseur du grec et de l'ancien serbe, s'est efforcé de traduire à la lettre le contenu de l'acte grec. De ce fait, la traduction s'en trouve par endroit peu claire, de sorte que nous avons également recouru pour sa compréhension, ainsi que pour nos notes, aux éditions des copies grecques et aux commentaires de leurs éditeurs. La présence des copies de l'acte du prôtos Théophane à Saint-Pantéléèmôn et à Vatopédi ainsi que de sa traduction en ancien serbe à Chilandar, tendrait à suggérer que ces trois monastères ont possédé, durablement ou provisoirement, une partie des biens de l'ancien monastère de Berroiôtou.