TY - JOUR TI - L'État et l'Église en Serbie au XIIIe siècle AU - Kalić Jovanka JN - Zbornik radova Vizantoloskog instituta PY - 2009 IS - 46 SP - 129 EP - 137 PT- Article AB- (francuski) Ce texte reprend l'introduction d'une communication présentée lors de la Conférence international organisée a Belgrad en 2008, sous l'intitule 'La réciprocité serbo-bulgare dans le monde byzantin du XIIIe siècle'. L'auteur de cette communication observe les rapports entre l'Etat et l'Eglise au sein de la Serbie dans le cadre plus large de la scène internationale au lendemain de la prise de Constantinople (1204) lors de la IVe croisade et durant la longue éclipse de l'Empire grec byzantin qui se solda par une profonde modification de l'espace des Balkans. Sans avoir joué un rôle significatif dans l'avènement même de cette politique à leurs frontières, la Serbie et la Bulgarie ont été contraintes de s'y adapter. C'est alors que ces Etats établissent d'intenses relations avec le monde occidental. L'un comme l'autre accèdent au rang de monarchie grâce aux couronnes royales respectivement envoyées par le pape Innocent III pour la Bulgarie, et Honorius III pour la Serbie (1217). Selon des conceptions de l'époque, un tel acte équivalait à une reconnaissance politique internationale. S'agissant de la Serbie l'auteur montre toutefois que l'établissement de relations soutenues avec le monde occidental, et ce avant tout avec les pays d'Europe centrale (Hongrie, Moravie, Allemagne, Pologne) était déjà antérieur à 1204. Puis, il en vient a l'observation des rapports entre l'Etat et l'Eglise dans les terres serbes sur les bases des listes recensant les évêchés de Eglise orthodoxe serbe. Une place importante revient ici aux Notitiae episcopatuum du XIIIe siècle. Datant de l'époque de Saint Sava, la plus ancienne liste est conservée dans la Collection des actes juridiques du monastère de Krušedol, alors que la seconde remonte à l'époque du roi Stefan Milutin et de l'évêque Nikodim, soit au debut du XIVe siècle. Ces listes des évêchés montrent que l'organisation de l'Eglise suivait le développement de l'Etat.